Lixus

Les recherches les plus récentes ou en cours à Lixus

Une des salles du Centre d’interprétation sur le site de Lixus. Une des salles du Centre d’interprétation sur le site de Lixus. Crédit : Conservation du site archéologique de Lixus, 2023.

À partir des années 1990, plusieurs programmes de recherche, maroco-étrangers pour la plupart, investissent divers thèmes et secteurs du site.

Parmi les programmes maroco-espagnols, citons : « Les origines de Lixus », codirigé par Mohamed Habibi (INSAP) et Carmen Aranegui Gascó (université de Valence) (1995-2003) dont les fouilles ont abouti à l’identification de trois niveaux stratigraphiques : maurétanien IIIe-IIe siècle avant notre ère), punico-maurétanien Ve-IIIe siècle avant notre ère) et phénicien (VIIIe-VIIe siècle avant notre ère) (Aranegui, 2001 et 2005; Habibi, 2006). « Las cámaras de Montalbán » (2005-2009), programme codirigé par Hicham Hassini (INSAP) et Carmen Aranegui Gascó (université de Valence). Les travaux se sont concentrés sur l’étude du secteur sud-ouest du complexe palatial dont la chronologie, l’architecture et les fonctions ont pu être précisées (Aranegui-Hassini, 2010). « Lixus Garum » (2022-2025), codirigé par Mohamed Kbiri Alaoui (INSAP) et Dario Bernal Casasola (université de Cadix). Les premiers résultats de ce programme confirment la présence de bassins et de quelques structures liées au port antique à l’extérieur du périmètre du site.

La recherche maroco-française, quant à elle, a porté sur le quartier des temples, déjà exploré par Michel Ponsich (Ponsich, 1981), à travers le programme « Les monuments religieux de Maurétanie tingitane » (1995-2002) codirigé par Abdelaziz Khayari (INSAP) et Véronique Brouquier-Reddé (AOROC-Paris). La datation de ces édifices a été affinée et les plans ajustés (V. Brouquier-Reddé, 2010). Autre programme à signaler :« Les mosaïques de Lixus » (1996-1998), codirigé par Zahra Qninba (INSAP) et Catherine Balmelle / Jean-Pierre Darmon (CNRS) (Qninba, sous presse).

En ce qui concerne la recherche maroco-italienne, elle a porté sur la localisation du forum de Lixus dans le cadre d’un programme codirigé par A. Akerraz (INSAP), Ahmed Siraj (université Hassan II-Mohammadia) et Raimondo Zucca (université de Sassari) (2003-2004) (Akerraz et al., 2009; Ranieri, Deidda, 2004) ainsi que sur une série de prospections, codirigées par Aomar Akerraz (INSAP), Emanuel Papi (Université de Sienne) et Layla Es-Sadra (Université Mohamed V-Rabat) (2010-2012). Ce programme s’est distingué par l’application des techniques de prospections géophysiques, l’utilisation du GPS satellitaire et la station totale pour établir les relevés de terrain et des monuments.

Parallèlement au développement de ces chantiers internationaux, la recherche marocaine à Lixus est également dynamique : Abdelaziz el Khayyari (INSAP) y a développé un important programme sur l’architecture funéraire ; Layla Es-Sadra (Université Mohamed V) a fouillé le quartier nord-est (2010-2018) (Es-Sadra, sous presse). Une réflexion sur la mise en valeur du site et son intégration aux circuits touristiques régionaux a par ailleurs été développée dans le cadre du programme PISA (Limane, 2007). Les recherches actuelles, dirigées par le conservateur du site, Hicham Hassani, portent sur le secteur du Heri et le secteur sud de Lixus (Hassini, sous presse).

 

(Mohcin Cheddad, mai 2023)

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